Les Groupes Routes

Alors, Campa ou Shim? SRAM ou FSA? Voire Rotor à présent… Quel groupe équipe ton vélo car à présent difficile de panacher les pièces, il faut choisir son camp…!

Quels sont les avantages des uns, les plus des autres… Les goûts et les couleurs, difficile de trancher, c’est comme être Apple ou Microsoft…

Perso, après + de 30ans de pratique et de montage/démontage de vélos, voici mes critères de choix, subjectifs certes mais si cela peut vous aider dans votre choix d’équipement…

  • Le géant SHIMANO…

Au plus haut niveau (i.e sur les teams Pro Tour), on en voit que cela… INEOS (ex team SKY) a gagné tous ses grands tours sur du Dura Ace… Roues et périphériques compris (jusqu’aux pédales!), 6 Tours en 7 années passées, pas photos, pour 1 seul chez Campagnolo avec Nibali.

Alors que dire de SHIMANO pour essayer d’égratigner le maître de l’innovation dans le vélo depuis le début des années 90 et ses 10 000 brevets (les changements de vitesse intégrés, les super, hyperglides, les manivelles creuses, ordinateurs de vitesse, les anodisations de pièce…)

les plus :

–  la gamme la plus vaste en terme de groupes et le rapport qualité/prix, de la première monte au groupe pro; dès le groupe 105 on a un fonctionnement digne de l’Ultegra et du Dura Ace avec un prix contenu

– en DI2 (électrique), l’Ultegra n’a pas de rival pour accéder à ce type de groupe

– le fonctionnement fluide et la maintenance aisée

– le montage aisé et intuitif des groupes

Les moins :

– des groupes assez lourds hormis le Dura Ace mais à quel prix…

– on en voit que cela dans les catalogues, bonjour l’originalité, surtout si l’on veut se démarquer des autres…

– durée de vie du groupe même si l’Ultegra vieillit plutôt bien, en dessous, plutôt réservé à ceux qui ne dépasse pas les 5000km/an.

– à quand un DI2 Bluetooth? A quand un 12 vitesses en Ultegra, 105…?

  • La légende CAMPAGNOLO malmenée…

Qui n’a pas rêvé d’avoir un vélo tout Campa comme tout pro d’avant les années 90…? Jusqu’aux 80’s, Campagnolo équipait quasi tous les teams pros, à présent 40 années après la marque à quasi disparue du circuit seulement présente chez Cofidis et Lotto certes mais pour combien de temps; même Movistar, l’un des plus vieux teams pros a basculé chez SRAM…! Alors que reste-t-il encore à la légende pour exister au sein des passionnés comme votre serviteur?

Les plus :

– le design unique, à l’italienne et l’ergonomie; les poignées Campa, on aime ou l’on déteste, moi je les trouve belles et confortables!

– l’usure et la lassitude…? Non Campa s’use moins vite, c’est du costaud et on ne se lasse pas de la beauté des pièces; y-a qu’à voir les côtes à l’occasion; un vélo équipé Shimano ne vaut rien alors qu’un Campa Record coûte plus cher surtout s’il est en bon état… Comme le bon vin, il prend de la valeur dans le temps!

– chez les connaisseurs, dire je suis en « Campa » (Campy en Anglais) signifie encore beaucoup… On aime le beau, comme les belles voitures italiennes où design et vitesse sont toujours le moteur dans le coeur de création des ingénieurs…

Les moins :

– cela reste cher et le montage est plus pointu; les pièces détachées peu dispo (en grandes surfaces, absentes…)

– ça s’use moins vite mais les changements sont moins fluides

– les versions électriques (EPS) sont hors de prix

– les groupes restent lourds hormis en Super Record

  • SRAM, le Joker qui monte…!

Le plus jeune dans le milieu, né du rachat de marques européennes notamment comme SACHS, il est en passe de bousculer depuis ces dernières années l’ogre nippon…

Car autant Campa est absent en VTT, autant Shimano et SRAM utilisent cette discipline innovante pour tester et lancer des innovations qui ont fait décoller les groupes routes : le Wi-fi, le 12 vitesses, le compact et mono-plateau et les capteurs de puissance, on est entré dans l’ère du groupe 2.0!

Les plus :

– modernes, techniques et léger, le bluetooth en électrique, le seul à bannir les câbles électriques, un must! Même si cher… Le Force est enfin arrivé pour moins de 1000 eur tout de même…!

– du carbone dès le groupe Rival dans la fabrication et donc des groupes très légers comparés à leurs homologues

– possibilité de mixer les cassettes, chaînes et pédaliers avec les autres groupes des autres marques

– le montage, quasi aussi aisé que Shimano

Les moins : 

– le prix, on se situe entre Shimano et Campa…

– le prix des cassettes surtout les modèles mono-bloc acier…

– l’ergo et surtout le fonctionnement déroutant au début des changements de vitesse

– chez les anciens, pas encore très populaire et chez les jeunes, encore trop cher…

– pas aussi fluide que Shimano pour les changements de vitesse…

  • Quid des autres…?

Il fut une époque pas si lointaine où MAVIC, SUNTOUR, ou SACHS possédaient un ou plusieurs groupes à leur catalogue et équipaient des teams pros (team Helvetia, team Buckler ou le Gan avec Boardman sur le Tour et ses prologues supersoniques…

Très innovant comme MAVIC avec son groupe électrique (imaginez, ils avaient 20 ans d’avance sur leur époque!), ils ont disparu des courses pros…

D’autres comme FSA ou ROTOR, ont récemment tenté l’aventure mais elle est très récente.

FSA a lancé son groupe électrique déjà vainqueur sur la Vuelta 2019 et Rotor lui a misé sur le tout hydraulique (freins+dérailleurs avec l’expertise de Magura).

A voir donc si ces 2 groupes trouvent leur public!

En tout cas pour la partie pédalier, ces 2 marques font figure d’éventail se substituant avantageusement en terme de prix et utilisation (surtout pour offrir d’autres braquets absents des catalogues).

L’usinage CNC chez Rotor est de toute beauté et FSA outre ses pédaliers offre une gamme de périphériques pléthoriques (tiges, potences, cintres, jeux de direction… Et même des étriers de frein).

Pour MICHE, c’est un peu particulier, il n’a jamais été présent au plus haut niveau mais du fait de sa gamme étendue (roues, freins, groupes, piste…) trouve son public de part l’originalité des pièces au design italien et à leur prix plus accessible que chez Campa…

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