Vélos « de route » en carbone. 🚴‍♂️

  • LAPIERRE XELIUS Fdj (2016-18 avant l’arrivée du freinage disque…)

C’est le premier vélo pro que j’acquiers et qui me sert de plateforme de test des dernières innovations marquantes de ces dernières années :

– roues Zipp NSW

– frein direct mount avant

– 11v avant le passage en 12 chez Shimano…

– capteur de Puissance dans l’axe de pédalier

– gaines et cables ultralight

– pédales avec lames carbones

– cintre ergo en carbone

– et cadre composite de dernière génération ou presque…

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Après une première sortie de 50km ou à peine plus et 700m de D, il s’avère que le confort est bon mais que l’association avec des roues Zipp à pneu de 28 de profil différentié mais très haut n’est pas adapté et la machine est alourdie et pataude… Dommage.

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Le look est terrible mais l’efficacité dans les raidars du Perche limitée.

J’ai décidé pour la prochaine sortie plus longue de lui mettre mes roues de référence, les Corima en boyaux Michelin de compète… ça devrait changer son aptitude à grimper des côtes.

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Après 85km, le verdict tombe; ce vélo peut grimper et même se cabrer si l’on lui adjoint une bonne paire de roues light et rigide… Assis ou en danseuse, il envoie, rien à dire. Certes Lapierre n’a pas voulu faire un cadre sous les 800g mais plutôt les 1000 (et encore…) Mais privilégier la rigidité au poids, n’est pas l’essentiel surtout quand l’UCI bloque le poids total à 6,8kg.

Cerise sur la gâteau, le vélo est certes rigide mais tolérant; avec mon poids (60kg) et ma puissance plus de cyclotouriste que de cyclosportif (en ce moment je roule peu), même quand l’énergie vient à manquer, le vélo nous ramène sans nous faire payer un coup de moins bien…

Bilan : c’est ma première expérience « pro » et j’en suis pour l’instant ravi; on peut se faire plaisir même avec un petit moteur sur un vélo qui au passage à gagné le tour de Lombardie ou des étapes de montagne du Tour…!

  • Lombardo Imola 6.1 / 7.0

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Reçu brut de toute peinture, ce vélo est à l’image de ce qu’il se fait actuellement en terme de cadre carbone moderne dans une tranche de prix « abordable » i.e moins de 2000 eur équipé Shimano 105 ou comme ici dans un montage perso équivalent en SRAM Rival.

Ici donc du tout carbone jusqu’à la belle fourche au pivot conique, des haubans ultra-fins pour le confort hérités des vélos Cervelo (qui ont été précurseurs), un léger slopping qui donne une géométrie agressive au vélo et une bonne poutre transversale pour vérouiller le tout.

Du groupe SRAM Rival, je n’ai pris que les très belles poignées en carbone (mais en 10v) et les dérailleurs qui sont certes chers mais plus légers que chez Shim.

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Ensuite j’y ai mis un superbe pédalier Rotor et ses plateaux ovales pleins avec des freins TRP très haut de gamme dans une livrée blanche au freinage qui n’a rien à envier aux plus grands… 😁

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Un chaine Yaban « or » au fonctionnement impeccable voire meilleur et surtout une durabilité plus importante malgré ses parties ajourées qui fait penser à de la joaillerie… Mais de toute façon les vélos actuels sont devenus de véritables bijoux quand on voit les prix catalogues affichés…!

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Les périphériques sont complétés par un poste de pilotage super ergonomique de chez Ritchey en alu à la forme compacte (le haut du cintre possède une forme qui épouse le creux de poignets) tout comme le ruban de cintre et l’assise est un rappel blanc via le système Selle Italia jadis adopté par Valverde himself (et sa position selle très avancée…) avec une tige FSA en carbone assez redressée (zéro recul) mais aux réglages multiples…

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Outre le blanc, j’ai ajouté une touche de rose (collier, cocottes, serrages, jeu de direction), de bleu (plugs de guidon et vis de plateaux de chez KCNC) et ai aussi tuné le câblage-gaines via les kits indestructibles de chez Alligator… 😋

Quant aux roues, c’est chez Progress que j’ai pioché (marque peu connue mais qui mérite le détour vu la qualité de fabrication et les prix affichés) des belles roues semi-profilées en alu noires mates polyvalentes et tubeless ready chaussées de Pro Race 4 de chez Michelin, en 25 pour être dans la tendance…

On the road…🚵‍♀️

Déjà en terme de poids, j’arrive à dépasser tout juste les 7,5kg donc autant vous dire que le vélo est plutôt dynamique au démarrage et aux relances.

Mains en bas, on sent que le vélo permet de mettre du braquet. Le confort est bon mais je n’ai pas testé le vélo sur de longues sorties car il a vite trouvé un acquéreur…

Cependant avec le 25 de section des pneus et les haubans et la selle assurent bien leur fonction.

Que l’on soit assis ou en danseuse, le vélo envoie; comparé aux carbones qui coûtaient le double y-a 10 ans, on en a pour notre argent… Et c’est tant mieux car l’offre en haut de gamme a explosé le plafond des 10keur donc offrir au plus large public des qualités routières pour moins de 2000eur, c’est quand même la note positive du moment.

Bilan : un vélo polyvalent pour une enveloppe budget maîtrisée et des roues déjà très bonnes même si pas du même matériau que le cadre… A faire évoluer mais par une urgence au vue de la qualité de roulement et de la polyvalence de ces dernières…

A retenir donc :

  • polyvalence
  • rapport Q/P
  • poids
  • image moderne mais du coup on pourra vite se lasser du vélo car c’est comme la mode du prêt à porter, les collections en vélos carbones défilent vite…
  • Colnago CLX 3.0

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Acheté en kit cadre, j’ai voulu lui adjoindre un groupe DI2 même sur je vous l’avoue, un Colnago s’habille pour moi en Italie chez les meilleurs tailleurs…! En tout cas le cadre monocoque est juste magnifique, un finition au top comme tout cadre Colnago vous allez me dire mais celui-ci est fabriqué à Taïwan mais on sent que le cahier des charges a été scrupuleusement respecté jusqu’à la peinture, certes pas du niveau des réa « Art Déco » des modèles aciers ou aluminium des années 90 et encore moins des C40 de la marque mais même si je ne suis pas fan des finitions mates pour des raisons pratiques, la classe de la marque apparaît aussi pour ce modèle « abordable ».

Mais l’occase pour moi de tester pour la première fois le seul groupe électrique « abordable » était trop forte surtout que le cadre possède un perçage et des plots permettant un intégration soignées des faisceaux et de la batterie (qui reste à l’extérieur pour faciliter sa recharge mais fixée fermement).

Premier constat, le groupe DI2 ajouté au poids du cadre monocoque donne un vélo lourd hélas et cela va jouer sur le comportement général du vélo… Même si le vélo a de l’allure, même en statique, on constate que le vélo dépasse allègrement les 8kg… Et ce quelque soit les roues qu’on lui pose.

J’ai donc voulu lui mettre 3 types de roues, des Corima à boyaux très légères et très rigides, des DT Swiss à taille basse de la photo mais moins rigides et à pneus et enfin des DT Swiss 66, à jantes hautes à pneu pour filer sur l’anneau de Vincennes.

  • Test dynamique :

– le plat s’avale facilement sur cette machine, un rail, rien ne plie, les watts sont renvoyés et l’ajout des DT66 permet d’optimiser le dessein de cette machine, rouler à +40 en paquet est grisant. Les relances sont aisées si l’on roule vite, le pb sera de maintenir l’allure…

– arrive les premières côtes, et là mieux vaut tourner les jambes pour maintenir le cap. Et passé les 6 – 7%, cela devient dur et il faudra hisser la bête… Je décide de lui mettre les Corima à boyaux et là c’est le drame! Planté sur les routes du Gers et ses murets… Rigidité du cadre + Rigidité des roues = planté sur la route…

– la descente par contre s’effectue sans pb, les trajectoires sont saine, un rail je vous dis.

– le confort général est bon, il faudra juste lui mettre de bons pneumatiques souples, à l’italienne mais je n’ai pas eu de soucis sur ce point.

  • Bilan :

C’est un peu la déception pour moi sachant que le CLX en était à sa 3ième version, je pensais qu’elle était aboutie; elle l’est peut être mais l’usage du vélo est assez exclusif. Le concept du monocoque reste réservé à un usage pour puncheurs du dimanche sur critériums ou courses UFOLEP que sur un usage plus généraliste car la montagne ou les espaces vallonnés ne sera pas sa tasse de thé.

Et au final cela s’est vérifié lorsque je l’ai revendu; un coursier d’1m80 qui aime son allure course et sa rigidité et participe tous les w-e à des courses départementales où cela roule vite avec un côté au milieu avalée en injection… Donc très loin de mon usage.